Vivre vieux, mourir vivant

collectif, sous la direction Philippe Pitaud, Eres, 2013, 215 p.

Occultée, dissimulée, refoulée, la mort est devenue dans nos sociétés industrialisées synonyme de solitude voire de non-accompagnement. Mais les causes sociales et culturelles ne suffisent pas à expliquer la solitude de bien des mourants. Il faut également analyser nos résistances inconscientes pour tenter de comprendre nos fuites et nos dérobades. Il n’est pas uniquement question de domestiquer, d’apprivoiser voire de converser avec la mort, mais il s’agit surtout d’humaniser et de dédramatiser le mourir, de lui rendre une dimension humaine totalement oubliée et laissée pour compte dans l’ère de l’industrialisation et de la technologie que nous vivons.

Cet ouvrage collectif ouvre une réflexion non seulement sur la mort en elle-même mais aussi sur les circonstances en amont (accompagnement des mourants, soins palliatifs, question du sens de la vie et de la mort...) et en aval (travail de deuil, place des religions, acceptation de la mort par les équipes soignantes et/ou médico-sociales...).