Pape François, le grand malentendu

Guy Baret, éd. du Moment 2014, 176 p, 20,40 €

Depuis son élection, on loue la simplicité, l’humilité, le franc-parler, l’ouverture aux plus modestes, du pape François. Mais attention, le plébiscité actuel résulte, en grande partie, de son sens de la communication. Alors, au-delà du choc médiatique, sera-t-il le réformateur inspiré secouant les fondements multiséculaires du Vatican ? Décevra-t-il ceux qui, dans l’Église ou hors d’elle, pensent qu’il rompra avec certains tabous, notamment dans le domaine de mœurs ? A contrario, s’il accomplit toutes les réformes que les progressistes lui demandent pour rejoindre la modernité, ne risque-t-on pas un traumatisme pour les fidèles dits "traditionnels" ?
Car si certains espèrent, il en est d’autres, moins bruyants, qui s’inquiètent, comme l’a rappelé le cardinal Barbarin, primat des Gaules. Au point que l’on entend de plus en plus, mezza voce, cette interrogation : le pape n’en fait-il pas un peu trop ?
L’auteur tente de cerner les raisons de ce malaise et lance un avertissement à contre-courant : la papauté de François pourrait bien provoquer ce que Guy Baret appelle un "grand malentendu".