Les pauvres nous excèdent

Philippe Demeestère, Bayard, 2012

« Dans ces lignes, il est donc question de pauvres - de pauvres, une fois de plus. À ce propos, la répétition n’est pas à craindre : elle est mouvement qui se creuse, s’élargit, comme dans une liturgie ou une valse, pour trouver à emporter infirmes et valides dans les mêmes figures hospitalières. Par ailleurs, il sera moins fréquemment question ici de pauvres ou de sans-abri en général que de prénoms, de " mecs ", de " carapatins ", de " gars ". Appellations non contrôlées qui se soucient moins de convenances de surface que de restituer des bribes d’histoires forgées ensemble, entre accords supposés et malentendus, avec morceaux de rêves et d’exigences, toujours un poil au-delà des déconvenues ou des aboutissements. »

Depuis 1973, les chemins de Philippe Demeestère , jésuite, se mèlent à ceux de SDF. Porté par une langue puissante, pétri par les mots et les gestes des personnages bibliques, il raconte ici la chronique mouvementée de l’association La Margelle crée avec quelques’uns d’entre eux, afin de trouver où demeurer ensemble.