Le temps de viellir

Jacques Jalon, L’oeuvre, 2012, 125 p.

La vieillesse est un naufrage, disait le général de Gaulle. Chaque jour, le nombre de « naufragés » croît autour de nous. Ils seront bientôt majoritaires.

Une plus grande espérance de vie est pour nos sociétés un gage de leur modernité. Mais le grand âge nous paraît en même temps morbide. Comme si la vieillesse n’était qu’une succession de mauvais jours. Car si ce n’est que cela, à quoi bon vivre longtemps ? Derrière le combat contre les effets du vieillissement, se cache trop souvent la peur de vieillir. Ce paradoxe génère la négation de la réalité, les débats sur le suicide assisté ou l’euthanasie. Tuer les « vieux » ou les parquer dans des maisons spécialisées n’est pas acceptable.

L’espérance de vie s’accroît. La mort recule. La vieillesse dure de nombreuses années. Nous avons le loisir, et donc la liberté, de nous préparer à vivre dans la dignité cet ultime possible. Nous avons le temps de vieillir.

Ce livre pose une question essentielle : qu’espèrent nos « vieux » ? Et d’y répondre : un autre regard sur leur vieillesse.