Le pari de la confiance

Maria Voce, Nouvelle Cité, 2012, 214p.

Alors qu’elle était peu connue et loin d’être la favorite, Maria Voce a été élue, en juillet 2008, pré­si­dente du mou­vement des Focolari, l’un des mou­ve­ments catho­liques le plus répandus au monde. Elle a succédé à Chiara Lubich, la fon­da­trice, décédée en mars 2008. Lourde charge qu’une telle suc­cession. Maria Voce s’est mise tout de suite à l’assumer en par­ta­geant les res­pon­sa­bi­lités entre les divers organes du Mou­vement, et avec l’esprit natu­rel­lement opti­miste et entre­prenant qui la caractérise.

Dans ce livre d’entretiens, pour la pre­mière fois, Maria Voce, à mi-​​chemin de son mandat, propose sa pensée sur de nom­breuses ques­tions d’actualité qui sont au cœur de la vie civile, sociale et ecclé­siale de notre époque.

La pré­si­dente, « une femme pleine de sur­prises », n’esquive aucune question, pas même les plus déli­cates. Ainsi ses réponses vont-​​elles des pro­blèmes de l’Église catho­lique en matière de pédo­philie, de pouvoir et d’inculturation, aux défis de la mon­dia­li­sation, du dia­logue avec les fidèles des autres reli­gions jusqu’à l’accueil des cri­tiques adressées aux Focolari, de la pré­sence de musulmans dans le Mou­vement jusqu’à sa dimension volon­tai­rement laïque…

Elle aborde bien sûr la place des femmes dans la société et dans l’Église. Mais elle-​​même, par ce qu’elle est, se révèle une réponse vivante. Serait-​​elle, comme cer­tains l’ont dit, « la femme la plus influente de l’Église catholique » ?