Fin de vie, pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire

Vincent Leclercq, Atelier, avril 2013, 141 p.

Ces dernières années, on a assisté à une lutte intense pour repousser sans cesse la mort grâce au progrès médical.

Face à ce que nos contemporains ont perçu comme une dérive vers une fin de vie « surmédicalisée », est alors apparue une nouvelle revendication : celle de l’euthanasie.

Sur bien des points, le mouvement des soins palliatifs a tenté d’apporter des réponses concrètes à cette double revendication : refuser à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie.

Cependant, alors que les soins palliatifs se sont aujourd’hui largement développés, la revendication d’une acceptation légale de l’euthanasie continue à être entendue régulièrement. Comment comprendre la récurrence d’une telle demande ?

Les soins palliatifs ont proposé que la fin de vie ne soit pas la fin de la vie, telle qu’elle a été vécue et chérie ; ils parient pour cela sur la continuité des soins et non sur la rupture, sur l’hospitalité et non l’exclusion.

En développant tous ces points, Vincent Leclercq s’inscrit dans une perspective chrétienne d’éthique de la fin de la vie, soucieuse de penser les principes et de transformer ainsi les pratiques.