Anticatéchisme

Pietro de Paoli, Albin Michel, 2013, 250 p.

On connaît désormais la véritable identité du mystérieux Pietro de Paoli, auteur de romans à succès mettant en scène l’actualité du monde catholique et même son avenir (Vatican 2035) : derrière ce prêtre très informé du fonctionnement et des dysfonctionnements de l’Église se cachait une femme, Christine Pedotti, intellectuelle catholique réputée elle aussi pour mettre Les pieds dans le bénitier.

Depuis cette révélation, on aurait pu croire que la vocation littéraire de Pietro de Paoli allait se tarir. Il n’en est rien. Il nous revient ici avec un livre vif et de nature étrange qui explore des grands fondamentaux du catholicisme, un Anticatéchisme, où l’anti n’a rien d’agressif, mais exprime une volonté de dépoussiérer les mots les plus communs de l’Église, de lever les ambiguïtés théologiques, de pointer les nécessaires réformes. Autrement dit, de préparer le
christianisme à venir.

Pietro de Paoli, auteur fictif, s’est fait connaître en 2005 avec le roman Vatican 2035. Puis les titres se sont enchaînés : 38 ans, célibataire et curé de campagne (2006), La confession de Castelgandolfo (2008), Dans la peau d’un évêque (2009), Lettre à un jeune prêtre (2010), Petites conversations avec ma nièce sur la question de Dieu (2011). Comme les premiers, ces derniers titres ont été édités chez Plon.
Christine Pedotti, ancienne éditrice chez Fleurus-Mame et auteur de nombreux livres chrétiens pour la jeunesse, a défrayé la chronique en 2010 en publiant Les pieds dans le bénitier, et en fondant avec Anne Soupa, co-auteur de ce livre, le « Comité de la jupe », puis la Conférence des Baptisé-e-s de France, qui demandent des réformes dans l’Église, notamment concernant la place des femmes. En septembre 2012, en publiant Ce Dieu que j’aime, Christine Pedotti révélait que Pietro de Paoli et elles ne faisaient qu’un.